Une maisonnette devenue le lieu
incontournable vitale même pour plus
dune vingtaine de familles, qui à chaque
permanence viennent chercher de quoi se nourrir et se
vêtir. Au premier étage, sont rangées
les denrées alimentaires dont la moitié ont
été données par la Banque alimentaire
(Aide UE), complétées par celles provenant des
collectes alimentaires au super marché local.
Disposées dans des petits rayonnages, on en viendrait
presque à croire que lon se trouve dans une
épicerie ordinaire. Sauf que celle-ci a une enseigne
peu courante. Elle se nomme le libre service de la
solidarité. Depuis le printemps (2006) et fin
novembre (2006), on y a distribué pas moins
dune tonne et demi daliments, ce qui a permis de
nourrir 349 personnes. « Cest un lieu
déchange, de respect, de dignité
où les personnes ont le sentiment de faire leurs
courses comme tout un chacun en apprenant à
gérer son budget » lance une
bénévole. Au deuxième étage, une
« boutique » permet dhabiller tous les
membres dune famille grâce aux dons des
particuliers. « Pendant lessayage, on parle, on
offre des boissons, une relation sinstalle »
livre la bénévole qui gère laide
vestimentaire. Ses compagnons darme qui se trouvent
autour delle renchérissent : « le Secours
populaire, cest une deuxième famille ». Il
est vrai que au-delà de laide alimentaire, les
personnes démunies viennent aussi chercher un peu de
chaleur humaine au Spf. Et devant limmense tâche
qui est la leur, les bénévoles ne baissent
jamais les bras. Ne se font pas plaindre en usant du
misérabilisme non plus. Ils préfèrent
échafauder des projets afin de donner plus
dautonomie à leurs bénéficiaires.
Pour lété prochain, par exemple, ils
envisagent « dapprendre à un petit nombre
à cultiver des légumes pour développer
le sentiment dêtre utile et les occuper ».
Les
bénévoles font aussi un vu ultime ;
celui de voir disparaître le Secours populaire. «
Cela voudrait dire que nous avons rempli notre mission et
que la misère est éradiquée » se
mettent-ils à rêver. En attendant, la porte
den bas vient dêtre poussée. Il
faudra aider et écouter. Toujours et encore assurer
la solidarité. Comme le font des centaines de leurs
condisciples depuis maintenant plus dune soixantaine
dannées.
Cyrille
DARRIGADE
Copyright
©
La semaine de l'Allier (Texte et
photo).